• La colline de l'oubli

    La colline de l'oubliTitre français : La colline de l'oubli (2019)

    Auteure : Eve Terrellon (France)

    Langue : française

    Edition : Mix

    Résumé : John ne connaît rien d’autre que la ferme de ses parents, où il a toujours vécu. Elevé au sein d’une communauté rigoriste, il sait cependant qu’existe davantage que le christianisme étroit et conquérant de son oncle, depuis qu’il a découvert, adolescent, la présence d’Indiens Sioux sur ses terres. L’un d’eux, encore enfant, l’a particulièrement marqué, et il n’a jamais oublié son nom : Mahpee…
    Des années plus tard, sa sœur est secourue par une Indienne qui se présente à lui sous le nom de Chumani. Sa ressemblance avec le petit garçon d’autrefois est troublante. Plus troublante encore est la haine que semblent lui porter l’oncle de John, ainsi qu’une partie de la communauté blanche. Partagé entre sa famille, son éducation et son sens moral, John finit par s’attacher à Chumani malgré les avertissements. Mais est-il prêt à entendre la vérité, toute la vérité ?

    Je remercie les éditions Mix pour ce service presse.

    Mon avis :

    J'ai tout de suite craqué pour la couverture que je trouve sublime. Et le sujet de la transidentité m'intriguait aussi, je lis peu de romans sur ce thème ; il faut dire que l'offre est déjà assez limitée.

    Adolescent, John rencontre la tribu indienne qui jouxte le terrain de sa famille et un enfant attire son attention, notamment par la couleur inhabituelle de ses yeux et par son comportement. Une quinzaine d'années plus tard, John tombe nez à nez avec une indienne qui lui rappelle l'enfant mystérieux. Intrigué, John recherche sa compagnie.

    J'ai vraiment adoré toute la première moitié. On découvre la vie de chacun des protagonistes, pour l'un rancher qui s'occupe de ses bêtes et est responsable de sa famille, pour l'une une place particulière au sein de la tribu. On n'en apprend pas vraiment sur le mode de vie des indiens, on se concentre vraiment sur Chumani et ses tâches. Elle est d'une extrême gentillesse, mais elle fait preuve de rudesse si elle se sent en danger ou même méfiante. John est protecteur envers sa jeune sœur, que j'ai trouvée très émouvante. Son oncle est pasteur et il inculque des valeurs très strictes à ses fidèles. C'est pourquoi il est difficile pour John d'ouvrir les yeux sur Chumani. Cependant, j'ai beaucoup aimé le cheminement de ses pensées à son encontre, comment il travaille sur lui-même pour surpasser ces standards de conformité. Leur rapprochement se fait progressivement, tout le long du livre, même lorsque certains obstacles de la part de John ont été dépassés, tout n'est pas gagné.

    J'ai un peu moins apprécié la seconde partie. On change totalement d'environnement. Fini la nature et l'isolement. Cependant, l'événement déclencheur était inévitable et le changement nécessaire. Et ça permet à l'un comme à l'autre protagonistes d'avancer encore dans leur relation et sur eux-mêmes. Leur relation est douce et pleine d'amour. J'ai beaucoup aimé la manière dont Chumani explique ce qu'elle est ou plus justement qui elle est. Et surtout, je ne savais pas la place que cela occupait dans la culture amérindienne, donc j'ai appris des choses. Je termine cette chronique sur la plume qui m'a captivée. J'ai plongé dans cet univers avec facilité, d'autant que l'auteure s'est bien renseignée sur l'époque et qu'elle intègre parfaitement ces connaissances à son récit – ou l'inverse, son récit cadre bien avec le contexte.

    Une couverture superbe pour un contenu d'aussi bonne qualité !

     

    Lu dans le cadre du challenge # 81

    Note : 17/20

    La colline de l'oubli


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